moi moi et moi rien que moi
ce soir, faisant fi de mon internet défectueux, j'avais par flemardise et fatigue tapé directement mon long immense article sur mabulle. Au moment de publier l'article après clicage sur le bouton envoi, internet c'est mis à dérailler grave et à bugger donc disparu le long article et moi de rage, j'ai fais reset.
Puis un bon petit repas plus tard, un peu ragaillardie par des bonnes nouvelles aussi bonnes qu'inattendues, je rouvre le pc et je refais un essai. Mais je vous republierais mon article demain, ce soir par le courage de tout reprendre et de tout ressacer (vous savez réfléchir avec vous meme, sur ce que vous auriez du ou pas faire).
bref, de bonnes nouvelles disais je donc, mais de celles aussi qui vous mettent un peu le bourdon, qui vous font sentir à quel point parfois c'est dur d'être loin des gens qu'on aime et de ces amis. Et puis, la journée fut très très rude, de celle ou l'on se dit allez ne sois pas une mauviette, courage, tout à une fin.
Et aujourd'hui je peux vous dire que j'ai attendue l'heure de la sortie comme les collégiens attendent la sonnerie libératrice.
Bref le blues est là, bien installé mais rassurez vous pas pour longtemps, le temps de trouver la ressource pour me réjouir à nouveau du bonheur de ces autres qui comptent et dont il est absurde d'être jaloux.
"Tout vient à point à qui sait attendre", alors j'attends bien gentiment que la roue s'arrête sur moi, et me donne enfin l'impression d'exister. Ma grand mère dit souvent : " tu as bien le temps va tu es encore jeune" et c'est vrai, mais quelques fois j'aimerais bien avoir vieillit de quelques années et savoir ce que l'avenir m'a réservé.
Ce soir, c'est un de ces soirs où on regrette sa vie d'enfant, où l'on se sent contraint et forcé d'avoir une vie d'adulte responsable et où on aimerait bien être déjà bien vieux pour pouvoir se dire j'ai bien vécu, je ne regrette rien .
Je suis partagée entre mon refus de grandir et mon envie de savoir ce que la vie me réserve sans avoir la patience d'attendre, j'aimerais savoir maintenant tout de suite, pour effacer dans ma bouche ce sentiment d'échec, qui laisse un arrière gout amer ce soir.
ce soir je me fous de la misère du monde, je ne vois que ma misère et ma peine si insignifiantes soient elles, elles me paraissent bien consistantes.
Par nannette, Lundi 8 Octobre 2007 à 21:14 GMT+2 dans et moi et moi et moi (article, RSS)
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